Conclusion
33Sans doute le cas luxembourgeois illustre-t-il des dimensions connues des problématiques plurilingues et de littératies, mais la nébuleuse sociolinguistique et le dispositif scolaire confrontent l’analyste à des spécificités qui, en Europe du moins, apparaissent particulièrement saillantes. Les « politistes » et didacticiens des langues ont toujours été tentés de faire des petits ensembles (Val d’Aoste, Andorre…) des « laboratoires » où se théoriserait l’empirique (à relative portée d’enquête) et s’échafauderaient des propositions (relativement faciles à tester). Le Luxembourg est appelé à suivre cette voie d’autant qu’il ajoute des données particulièrement stimulantes sur les questions des premiers apprentissages de la lecture et de l’écriture, sans compter la question des modalités d’existence d’une langue « nationale » dans une société plurilingue.