Parcours d’enseignant·e·s : formation et expériences
14La dernière partie de l’ouvrage s’ouvre sur un entretien réalisé avec Roger Roth, enseignant de français et ancien directeur du lycée Nic-Biever à Dudelange, sur l’évolution des enjeux de la discipline face au développement sociodémographique du pays et de la digitalisation de l’école. À la veille de son départ à la retraite, Roger Roth revient sur les étapes marquantes de son parcours professionnel, entre aspirations personnelles et contraintes institutionnelles, parfois créatives. Ève Lejot et Leslie Molostoff (université du Luxembourg) présentent les résultats de leur étude menée auprès d’un échantillon d’étudiant·e·s de la filière « Langue et littérature françaises » du master en enseignement secondaire de l’université du Luxembourg quant aux compétences transversales développées au cours de leur formation. Après l’étude de différents référentiels susceptibles de servir de repères à l’échantillon de l’étude, l’expérimentation finalement menée adopte la méthodologie Rectec+8. À travers la confrontation des autoévaluations des étudiant·e·s questionné·e·s à un choix d’indicateurs du référentiel en lien avec la formation suivie, les autrices révèlent de manière générale le manque de conscientisation de ces compétences ainsi que, plus ponctuellement, de faibles mobilisations de compétences paraissant néanmoins fondamentales pour le développement professionnel des étudiant·e·s. Enfin, la partie se clôt sur un entretien avec Nicolas Palumbo (lycée Michel-Rodange et IFEN), coordinateur de la formation initiale des enseignant·e·s de français à l’IFEN. Le parcours des stagiaires est présenté en lien avec les nombreuses réformes qui touchent le secondaire et la discipline « français », nécessitant de rapides renouvellements des manières d’enseigner. N. Palumbo met l’accent sur la nécessité du travail collaboratif entre pairs pour relever les défis qui se posent au lycée face aux transformations du métier en phase avec les transformations du paysage scolaire du Luxembourg.
Fußnoten
14« Le projet Rectec+ […] vise à répondre aux besoins d’identifier, d’objectiver et de reconnaître les compétences transversales, exprimés par les employeurs, les professionnels de l’éducation et la formation, et les universités. En effet, ces compétences sont devenues incontournables sur les marchés du travail européens qui font face à des évolutions permanentes, importantes, voire brutales » (http://rectec.ac-versailles.fr/le-projet-rectec-plus).